La formation est conçue pour des publics opérationnels pouvant avoir une forte culture métier, une expérience importante du terrain et une faible tolérance aux formats descendants. Les séquences sont donc courtes, rythmées et orientées pratique.
Les apports théoriques sont limités au strict nécessaire. Chaque notion est reliée à une situation réelle : ce qui peut faire mal, ce qui protège, ce qui doit alerter, ce qui peut être réglé sur place, ce qui doit être remonté.
L’animation alterne :
Le formateur s’appuie sur l’expérience des participants, valorise les savoirs terrain, mais maintient un cadre clair sur les exigences non négociables. La formation ne recherche pas la culpabilisation. Elle installe une logique simple : améliorer le travail, protéger les collègues et éviter les accidents graves.
Lorsque certains thèmes nécessitent une contextualisation spécifique, les équipes HSE ou les relais internes HAROPA pourront être associés à certaines séquences afin d’optimiser les synergies entre l’animation pédagogique, les pratiques terrain et les dispositifs internes existants. Cette implication ponctuelle permet de renforcer la cohérence des messages, de valoriser les ressources internes et de faciliter la continuité après la formation.
Le parcours intègre notamment :
L’évaluation est simple, concrète et adaptée à un public large. Elle repose sur l’observation des capacités à réagir, formuler et décider dans des situations réalistes.
Elle comprend :
Pour ce parcours, les livrables peuvent comprendre :
À l’issue de la formation, les participants seront capables de :
Ce parcours est volontairement direct, concret et adapté aux publics terrain. Il ne cherche pas à imposer un discours sécurité descendant, mais à partir du réel : ce qui peut blesser, ce qui protège, ce qui est parfois banalisé et ce qui doit être dit ou remonté.
Le message central est simple : en sécurité, il n’y a pas de délation lorsqu’on parle en faits pour améliorer le travail et protéger les collègues. Une remontée utile peut éviter un accident grave, voire sauver une vie.
La formation valorise l’expérience métier, déconstruit les fausses preuves de courage, donne des réflexes simples et permet à chaque participant de repartir avec une idée claire : je peux agir sans être expert sécurité, je peux questionner sans être faible, je peux alerter sans accuser, et je peux contribuer à ce que chacun rentre entier chez lui.
Ce premier module installe immédiatement une relation de confiance avec les participants. La formation ne démarre pas par une définition théorique de la culture sécurité, mais par le travail réel et les situations connues des participants.
Message d’ouverture :
Ici, on ne vient pas vous expliquer votre métier. On vient travailler ensemble sur ce qui peut éviter qu’un collègue soit gravement blessé, ou ne rentre pas chez lui.
Contenus abordés :
Activité pédagogique :
Mur du réel — ce qui peut vraiment faire mal.
Les participants identifient oralement les situations qui peuvent blesser gravement : circulation, engins, manutention, chute, écrasement, coactivité, levage, énergie, consignation, météo, visibilité, fatigue, communication, pression temporelle.
Le formateur note ou fait noter les idées sur paperboard, avec des mots simples et visibles.
Ce module permet aux participants de comprendre simplement la notion de barrière de sécurité. L’enjeu est de distinguer ce qui est écrit sur le papier de ce qui protège réellement dans le travail.
Contenus abordés :
Activité pédagogique :
Situation / barrière / conséquence.
À partir de situations concrètes, les participants identifient ce qui protège vraiment et ce qui peut arriver si cette protection disparaît. L’activité peut être réalisée debout, en sous-groupes, avec des cartes visuelles ou des exemples énoncés oralement par le formateur.
Ce module aborde les mécanismes qui conduisent à banaliser une situation dangereuse. Il traite aussi, de manière volontairement simple et opérationnelle, certains signaux faibles humains liés aux risques psychosociaux : fatigue, pression, tension, surcharge ou peur de demander de l’aide.
L’objectif n’est pas de réaliser une formation RPS, mais de montrer que ces facteurs peuvent fragiliser la vigilance, la communication et la prise de décision.
Contenus abordés :
Messages clés :
La sécurité n’enlève rien à la valeur du métier. Elle permet de continuer à l’exercer, de rentrer entier chez soi et de protéger les collègues.
Le vrai professionnel n’est pas celui qui prend des risques pour prouver quelque chose. C’est celui qui sait reconnaître qu’une situation devient dangereuse.
Activité pédagogique :
Les phrases qui piègent.
Les participants réagissent oralement à des phrases courantes : “ça passe”, “t’inquiète je maîtrise”, “on n’a pas le temps”, “tu ne vas pas appeler pour ça”, “ici il faut être solide”. Le groupe identifie ce que ces phrases peuvent cacher : habitude, pression, fatigue, peur du regard, manque de moyen ou banalisation du danger.
Ce module transforme le doute en compétence professionnelle. En sécurité, avoir un doute n’est pas une faiblesse : c’est souvent le dernier signal avant l’accident.
Contenus abordés :
Mise en situation :
Je continue ou je vérifie ?
Le formateur présente plusieurs mini-scénarios. Les participants doivent choisir : continuer, vérifier, demander un avis, alerter, arrêter. Les réponses sont débriefées collectivement.
Ce module donne aux participants une conduite simple et mémorisable face à une situation dangereuse.
Repère opérationnel proposé :
Je vois — Je stoppe si nécessaire — J’alerte — Je protège — Je remonte
Contenus abordés :
Activité pédagogique :
Cartes réflexes.
À partir de situations concrètes, les participants choisissent l’action adaptée : je continue, je vérifie, j’alerte, j’arrête, je protège, je remonte, j’escalade.
Ce module évite que la remontée soit perçue comme une logique administrative ou une déresponsabilisation. La formation valorise la résolution au plus près du terrain lorsque la situation peut être traitée immédiatement, simplement et sans danger.
Contenus abordés :
Message clé :
Quand c’est simple, maîtrisable et sans danger, on règle au plus près du terrain. Quand il manque un moyen, une décision, une compétence ou que la situation se répète, on remonte. Quand le risque est grave ou immédiat, on alerte sans attendre.
Activité pédagogique :
Je règle / j’alerte / je remonte.
Les participants classent des situations selon trois possibilités : résolution locale, alerte immédiate, remontée structurée.
Ce module traite une idée centrale : en sécurité, il n’y a pas de délation lorsque l’on parle en faits pour éviter un accident. Une alerte ou une remontée utile ne vise pas à désigner un coupable, mais à améliorer les conditions de travail et à protéger les personnes.
Contenus abordés :
Message clé :
Une remontée utile n’accuse pas. Elle protège, elle améliore, et parfois elle évite qu’un collègue soit gravement blessé.
Activité pédagogique :
Post-it meeting oral — phrases qui tuent / phrases qui protègent.
Les participants travaillent en petits groupes. Chaque groupe propose oralement des phrases de terrain qui peuvent banaliser le danger, puis les transforme en phrases protectrices.
Pour ne mettre personne en difficulté avec l’écrit, le formateur ou un volontaire écrit les idées sur post-it ou paperboard. Les phrases peuvent aussi être représentées par des mots-clés simples, pictogrammes ou codes couleur.
Exemples de transformation :
Ce module apprend aux participants à transformer une inquiétude, une remarque ou une difficulté en remontée exploitable. La remontée doit être simple, factuelle et orientée amélioration.
Structure simple d’une remontée utile :
J’ai vu…
À tel endroit…
Le risque, c’est…
Ce qui protège normalement, c’est…
Là, ça manque / ça ne marche pas / ce n’est pas adapté…
Il faudrait…
Contenus abordés :
Activité pédagogique :
De la remarque brute à la remontée utile.
Les participants transforment des phrases spontanées en remontées factuelles.
Exemples :
Ce dernier module clôt la formation de façon concrète, sans formalisation excessive. Il responsabilise les participants sans faire porter toute la sécurité sur les opérateurs.
Contenus abordés :
Clôture collective :
Le formateur consolide les points ressortis et distingue les engagements individuels, les besoins d’équipe et les sujets qui nécessitent une remontée ou un arbitrage.
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« Un employeur qui investit 1 euro dans la prévention, la santé et la sécurité au Travail, aura un retour sur investissement de 4,80 euros »
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