HAROPA PORT
Formation Culture sécurité (pour tous)

Détails de la formation

Personnes concernées :
ensemble des salariés HAROPA PORT | Le Havre, dont personnels opérationnels, dockers, agents de terrain, maintenance, exploitation, logistique et fonctions support.
Niveau : Culture sécurité pour tous
Actu / MAC :
Durée : 1 journée soit 7 heures
Validité : 0
Durée MAC : 0
Tarifs : Nous consulter
Quantité bénéficiaire : 12
Prérequis :
aucun
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Modalités pédagogiques adaptées au public terrain

La formation est conçue pour des publics opérationnels pouvant avoir une forte culture métier, une expérience importante du terrain et une faible tolérance aux formats descendants. Les séquences sont donc courtes, rythmées et orientées pratique.

Les apports théoriques sont limités au strict nécessaire. Chaque notion est reliée à une situation réelle : ce qui peut faire mal, ce qui protège, ce qui doit alerter, ce qui peut être réglé sur place, ce qui doit être remonté.

L’animation alterne :

  • échanges courts ;
  • travail debout ;
  • post-it meeting oral ;
  • cartes situations ;
  • classement de cas ;
  • mini-scénarios ;
  • reformulation orale de remontées ;
  • mises en situation entre collègues ;
  • supports visuels simples ;
  • synthèse collective.

Le formateur s’appuie sur l’expérience des participants, valorise les savoirs terrain, mais maintient un cadre clair sur les exigences non négociables. La formation ne recherche pas la culpabilisation. Elle installe une logique simple : améliorer le travail, protéger les collègues et éviter les accidents graves.

Lorsque certains thèmes nécessitent une contextualisation spécifique, les équipes HSE ou les relais internes HAROPA pourront être associés à certaines séquences afin d’optimiser les synergies entre l’animation pédagogique, les pratiques terrain et les dispositifs internes existants. Cette implication ponctuelle permet de renforcer la cohérence des messages, de valoriser les ressources internes et de faciliter la continuité après la formation.

Mises en situation et activités pédagogiques prévues

Le parcours intègre notamment :

  • mur du réel : identification orale des situations qui peuvent vraiment faire mal ;
  • atelier situation / barrière / conséquence ;
  • analyse des phrases qui banalisent les risques ;
  • mini-scénarios “je continue / je vérifie / j’alerte / j’arrête” ;
  • classement “je règle / j’alerte / je remonte” ;
  • post-it meeting oral “phrases qui tuent / phrases qui protègent” ;
  • reformulation de remarques brutes en remontées utiles ;
  • échanges sur le doute, la pression du groupe et les fausses preuves de courage ;
  • clôture collective : ce que je ne banalise plus / ce que l’organisation doit aider à améliorer.

Modalités d’évaluation des acquis

L’évaluation est simple, concrète et adaptée à un public large. Elle repose sur l’observation des capacités à réagir, formuler et décider dans des situations réalistes.

Elle comprend :

  • questionnement oral d’entrée sur les situations qui peuvent vraiment faire mal ;
  • activité de repérage des barrières de sécurité ;
  • classement de situations selon la conduite à tenir ;
  • exercice de distinction entre résolution locale, alerte immédiate et remontée structurée ;
  • reformulation orale d’une remontée utile ;
  • participation au post-it meeting oral ;
  • synthèse finale sur les situations à ne plus banaliser ;
  • fiche d’appréciation de formation.

Livrables pédagogiques associés

Pour ce parcours, les livrables peuvent comprendre :

  • support participant imprimé, très visuel et accessible ;
  • fiche mémo “Je vois — Je stoppe si nécessaire — J’alerte — Je protège — Je remonte” ;
  • fiche mémo “Ce qui protège vraiment : les barrières qui sauvent” ;
  • fiche “Je règle / j’alerte / je remonte” ;
  • fiche “Remonter utilement : faits, risque, besoin, solution possible” ;
  • affiche ou carte mémo “Phrases qui piègent / phrases qui protègent” ;
  • synthèse collective des situations à ne plus banaliser ;
  • feuille d’émargement ;
  • fiche d’appréciation ;
  • attestation individuelle de formation.

À l’issue de la formation, les participants seront capables de :

  • expliquer simplement leur rôle dans la sécurité collective ;
  • identifier les situations pouvant conduire à un accident grave ou mortel ;
  • repérer les barrières de sécurité qui protègent réellement ;
  • reconnaître les pièges de l’habitude, de la pression du groupe et de la banalisation du risque ;
  • adopter les bons réflexes face à une situation à risque ;
  • distinguer ce qui peut être réglé immédiatement sur le terrain, ce qui doit être alerté et ce qui doit être remonté ;
  • formuler une remontée utile, factuelle et orientée amélioration ;
  • intervenir auprès d’un collègue sans accuser ni humilier ;
  • comprendre qu’en sécurité, il ne s’agit jamais de délation, mais d’amélioration, de protection collective et parfois de vies sauvées ;
  • identifier une situation qu’ils ne banaliseront plus dans leur activité.

Synthèse du positionnement du parcours

Ce parcours est volontairement direct, concret et adapté aux publics terrain. Il ne cherche pas à imposer un discours sécurité descendant, mais à partir du réel : ce qui peut blesser, ce qui protège, ce qui est parfois banalisé et ce qui doit être dit ou remonté.

Le message central est simple : en sécurité, il n’y a pas de délation lorsqu’on parle en faits pour améliorer le travail et protéger les collègues. Une remontée utile peut éviter un accident grave, voire sauver une vie.

La formation valorise l’expérience métier, déconstruit les fausses preuves de courage, donne des réflexes simples et permet à chaque participant de repartir avec une idée claire : je peux agir sans être expert sécurité, je peux questionner sans être faible, je peux alerter sans accuser, et je peux contribuer à ce que chacun rentre entier chez lui.

Module 1 — Ici, on parle du réel : ce qui peut vraiment faire mal

Ce premier module installe immédiatement une relation de confiance avec les participants. La formation ne démarre pas par une définition théorique de la culture sécurité, mais par le travail réel et les situations connues des participants.

Message d’ouverture :

Ici, on ne vient pas vous expliquer votre métier. On vient travailler ensemble sur ce qui peut éviter qu’un collègue soit gravement blessé, ou ne rentre pas chez lui.

Contenus abordés :

  • sécurité individuelle et sécurité collective ;
  • situations graves possibles dans les métiers des participants ;
  • différence entre risque habituel et risque acceptable ;
  • expérience terrain comme ressource de prévention ;
  • rôle de chacun dans la détection des situations dangereuses ;
  • importance de parler du réel, sans jugement ni règlement de comptes.

Activité pédagogique :
Mur du réel — ce qui peut vraiment faire mal.
Les participants identifient oralement les situations qui peuvent blesser gravement : circulation, engins, manutention, chute, écrasement, coactivité, levage, énergie, consignation, météo, visibilité, fatigue, communication, pression temporelle.
Le formateur note ou fait noter les idées sur paperboard, avec des mots simples et visibles.

Module 2 — Ce qui protège vraiment : les barrières qui sauvent

Ce module permet aux participants de comprendre simplement la notion de barrière de sécurité. L’enjeu est de distinguer ce qui est écrit sur le papier de ce qui protège réellement dans le travail.

Contenus abordés :

  • notion simple de barrière : ce qui empêche l’accident ou limite ses conséquences ;
  • barrières techniques : séparation, balisage, protection, matériel adapté ;
  • barrières organisationnelles : autorisation, coordination, préparation, consignes ;
  • barrières humaines : vigilance, communication, arrêt, entraide, contrôle croisé ;
  • barrière présente sur le papier et barrière réellement efficace ;
  • conduite à tenir lorsqu’une barrière est absente, dégradée ou contournée.

Activité pédagogique :
Situation / barrière / conséquence.
À partir de situations concrètes, les participants identifient ce qui protège vraiment et ce qui peut arriver si cette protection disparaît. L’activité peut être réalisée debout, en sous-groupes, avec des cartes visuelles ou des exemples énoncés oralement par le formateur.

Module 3 — Le piège du “ça passe” : habitudes, pression du groupe, fausses preuves de courage et signaux faibles humains

Ce module aborde les mécanismes qui conduisent à banaliser une situation dangereuse. Il traite aussi, de manière volontairement simple et opérationnelle, certains signaux faibles humains liés aux risques psychosociaux : fatigue, pression, tension, surcharge ou peur de demander de l’aide.

L’objectif n’est pas de réaliser une formation RPS, mais de montrer que ces facteurs peuvent fragiliser la vigilance, la communication et la prise de décision.

Contenus abordés :

  • “on a toujours fait comme ça” ;
  • “il ne s’est jamais rien passé” ;
  • pression du temps et urgence opérationnelle ;
  • effet de groupe et peur d’être celui qui ralentit ;
  • prise de risque confondue avec courage, compétence ou appartenance au métier ;
  • expérience qui peut protéger, mais aussi créer un excès de confiance ;
  • fatigue, surcharge, tension, énervement ou perte d’attention comme signaux faibles ;
  • peur de dire qu’on ne sait pas faire, qu’on est fatigué ou qu’on a un doute ;
  • droit de questionner une situation sans perdre sa légitimité ;
  • protection de soi, des collègues et des proches.

Messages clés :

La sécurité n’enlève rien à la valeur du métier. Elle permet de continuer à l’exercer, de rentrer entier chez soi et de protéger les collègues.

Le vrai professionnel n’est pas celui qui prend des risques pour prouver quelque chose. C’est celui qui sait reconnaître qu’une situation devient dangereuse.

Activité pédagogique :
Les phrases qui piègent.
Les participants réagissent oralement à des phrases courantes : “ça passe”, “t’inquiète je maîtrise”, “on n’a pas le temps”, “tu ne vas pas appeler pour ça”, “ici il faut être solide”. Le groupe identifie ce que ces phrases peuvent cacher : habitude, pression, fatigue, peur du regard, manque de moyen ou banalisation du danger.

Module 4 — J’ai un doute : je vérifie, je questionne, j’alerte

Ce module transforme le doute en compétence professionnelle. En sécurité, avoir un doute n’est pas une faiblesse : c’est souvent le dernier signal avant l’accident.

Contenus abordés :

  • différence entre doute utile et blocage ;
  • quand vérifier avant de continuer ;
  • quand questionner un collègue ou un responsable ;
  • quand demander de l’aide ;
  • quand alerter immédiatement ;
  • droit de questionner une situation à risque ;
  • importance du contrôle croisé ;
  • rôle du doute dans la prévention des accidents graves.

Mise en situation :
Je continue ou je vérifie ?
Le formateur présente plusieurs mini-scénarios. Les participants doivent choisir : continuer, vérifier, demander un avis, alerter, arrêter. Les réponses sont débriefées collectivement.

Module 5 — Je vois un risque : je fais quoi maintenant ?

Ce module donne aux participants une conduite simple et mémorisable face à une situation dangereuse.

Repère opérationnel proposé :

Je vois — Je stoppe si nécessaire — J’alerte — Je protège — Je remonte

Contenus abordés :

  • observer sans se mettre en danger ;
  • stopper ou faire stopper lorsque le risque est grave ou immédiat ;
  • alerter le bon interlocuteur ;
  • protéger la zone ou les personnes lorsque c’est possible et sans improviser ;
  • demander de l’aide en cas de doute ;
  • tracer ou remonter la situation pour éviter sa répétition ;
  • distinguer urgence, alerte et remontée d’amélioration.

Activité pédagogique :
Cartes réflexes.
À partir de situations concrètes, les participants choisissent l’action adaptée : je continue, je vérifie, j’alerte, j’arrête, je protège, je remonte, j’escalade.

Module 6 — Résoudre sur place quand c’est possible : agir sans improviser ni se mettre en danger

Ce module évite que la remontée soit perçue comme une logique administrative ou une déresponsabilisation. La formation valorise la résolution au plus près du terrain lorsque la situation peut être traitée immédiatement, simplement et sans danger.

Contenus abordés :

  • ce qui peut être réglé immédiatement entre opérateurs ;
  • agir sans improvisation dangereuse ;
  • ne pas sortir de son rôle ni de ses compétences ;
  • savoir demander un avis avant d’agir ;
  • savoir reconnaître que la situation dépasse les moyens disponibles ;
  • faire la différence entre solution locale et contournement dangereux ;
  • quand il manque du matériel, une compétence, une organisation ou une décision ;
  • quand la situation doit être remontée parce qu’elle se répète ou qu’elle ne peut pas être traitée localement.

Message clé :

Quand c’est simple, maîtrisable et sans danger, on règle au plus près du terrain. Quand il manque un moyen, une décision, une compétence ou que la situation se répète, on remonte. Quand le risque est grave ou immédiat, on alerte sans attendre.

Activité pédagogique :
Je règle / j’alerte / je remonte.
Les participants classent des situations selon trois possibilités : résolution locale, alerte immédiate, remontée structurée.

Module 7 — Dire les choses sans accuser : améliorer, protéger et sauver des vies

Ce module traite une idée centrale : en sécurité, il n’y a pas de délation lorsque l’on parle en faits pour éviter un accident. Une alerte ou une remontée utile ne vise pas à désigner un coupable, mais à améliorer les conditions de travail et à protéger les personnes.

Contenus abordés :

  • différence entre délation, alerte, remontée utile et amélioration terrain ;
  • parler du risque plutôt que juger une personne ;
  • parler en faits observables ;
  • éviter les accusations et les règlements de comptes ;
  • dire ce qui pourrait arriver si rien ne change ;
  • protéger les collègues, améliorer le travail, sauver des vies ;
  • possibilité de remontées anonymes pour certaines situations à risque ;
  • importance du retour donné après une remontée.

Message clé :

Une remontée utile n’accuse pas. Elle protège, elle améliore, et parfois elle évite qu’un collègue soit gravement blessé.

Activité pédagogique :
Post-it meeting oral — phrases qui tuent / phrases qui protègent.
Les participants travaillent en petits groupes. Chaque groupe propose oralement des phrases de terrain qui peuvent banaliser le danger, puis les transforme en phrases protectrices.
Pour ne mettre personne en difficulté avec l’écrit, le formateur ou un volontaire écrit les idées sur post-it ou paperboard. Les phrases peuvent aussi être représentées par des mots-clés simples, pictogrammes ou codes couleur.

Exemples de transformation :

  • “Ça passe.” → “Qu’est-ce qui nous protège vraiment là ?”
  • “On a toujours fait comme ça.” → “Est-ce que ça reste sûr dans les conditions d’aujourd’hui ?”
  • “On n’a pas le temps.” → “On prend deux minutes pour éviter un accident.”
  • “Je vais me débrouiller.” → “Avec les moyens actuels, est-ce qu’on peut faire sans se mettre en danger ?”
  • “Tu ne vas pas appeler pour ça.” → “Si on a un doute, on vérifie avant de continuer.”

Module 8 — Remonter utilement : faits, risque, besoin, solution possible

Ce module apprend aux participants à transformer une inquiétude, une remarque ou une difficulté en remontée exploitable. La remontée doit être simple, factuelle et orientée amélioration.

Structure simple d’une remontée utile :

J’ai vu…
À tel endroit…
Le risque, c’est…
Ce qui protège normalement, c’est…
Là, ça manque / ça ne marche pas / ce n’est pas adapté…
Il faudrait…

Contenus abordés :

  • ce qu’il faut remonter : situation dangereuse, presque-accident, barrière absente, signal faible, procédure inapplicable, manque de moyen, dérive répétée ;
  • formuler en faits observables ;
  • préciser le risque et la conséquence possible ;
  • identifier ce qui manque : matériel, organisation, information, compétence, arbitrage ;
  • proposer une piste lorsque c’est possible ;
  • accepter qu’une remontée puisse dire : “on ne sait pas faire mieux avec les moyens actuels” ;
  • distinguer plainte, accusation et remontée constructive.

Activité pédagogique :
De la remarque brute à la remontée utile.
Les participants transforment des phrases spontanées en remontées factuelles.

Exemples :

  • “Ça craint dans cette zone.”
    devient : “Dans cette zone, les engins et les piétons se croisent sans séparation claire. Le risque est un heurt ou un écrasement. Il faudrait clarifier la circulation ou remettre un balisage.”
  • “On ne peut pas faire autrement.”
    devient : “Avec les moyens actuels, l’équipe ne sait pas réaliser cette tâche sans s’exposer à tel risque. Il faudrait prévoir un moyen complémentaire ou revoir l’organisation.”
  • “La procédure ne marche pas.”
    devient : “La procédure prévoit telle étape, mais sur site elle n’est pas applicable à cause de telle contrainte. Il faudrait l’adapter ou définir une consigne opérationnelle réaliste.”

Module 9 — Ce que je ne banalise plus à partir de demain

Ce dernier module clôt la formation de façon concrète, sans formalisation excessive. Il responsabilise les participants sans faire porter toute la sécurité sur les opérateurs.

Contenus abordés :

  • ce que chacun peut faire sans être expert sécurité ;
  • ce que je peux mieux observer ;
  • ce que je peux dire autrement ;
  • ce que je peux remonter plus clairement ;
  • ce que je ne banaliserai plus ;
  • ce que l’organisation doit aussi aider à améliorer ;
  • synthèse des messages clés.

Clôture collective :

  1. Ce que je ne banalise plus.
  2. Ce qu’il faut que l’organisation nous aide à améliorer.

Le formateur consolide les points ressortis et distingue les engagements individuels, les besoins d’équipe et les sujets qui nécessitent une remontée ou un arbitrage.

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